16/11/2005

 




Car je t’ai vu naître

Venu bien avant l’heure,
Tu dors sous un soleil
Dont la douce chaleur
Provient d’un appareil.

Je te vois sous le verre
D’un berceau loin de moi ;
Ce sont des infirmières
Qui prennent soin de toi.

Et je veux te serrer
Dans mes bras qui t’attendent !
Cet enfant qui est né…
Quand va-t-on me le rendre ?

Tu portes mes espoirs dans ton p’tit cœur qui bat,
Nous sommes deux inconnus, pourtant je t’aime déjà.
Je ne t’ai pas porté mais j’ai ce vide en moi :
Il ne sera comblé que quand tu reviendras.

Car je t’ai vu naître et tu me verras mourir,
Ton premier cri sera mon dernier souvenir ;
Je sais pourquoi j’existe et pourquoi je me bats,
Lorsque tu t’abandonnes dans le creux de mes bras.

Tes petits vêtements
Encore trop grands pour toi
Sont doux comme ta maman
Alors dépêche-toi :

Si tu veux de l’amour,
On en a à revendre.
On décompte les jours,
C’est si long de t’attendre !

On se réveille la nuit
Comme si tu étais là,
Pour aller voir ton lit
Et on pleure tout bas…

Tu portes mes espoirs dans ton p’tit cœur qui bat,
Nous sommes deux inconnus, pourtant je t’aime déjà.
Je ne t’ai pas porté mais j’ai ce vide en moi :
Il ne sera comblé que quand tu reviendras.

Car je t’ai vu naître et tu me verras mourir,
Ton premier cri sera mon dernier souvenir ;
Je sais pourquoi j’existe et pourquoi je me bats,
Lorsque tu t’abandonnes dans le creux de mes bras.

Marc Florian

09:34 Écrit par Jardin Secret | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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